LEXIQUE

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Séparation

Segmentation d’un ensemble en plusieurs parties, ce qui a généralement pour effet de provoquer la perte de la valeur ajoutée issue des interfaces internes à l’ensemble avant cette séparation.
En effet, si nous sommes relativement conscients que « un plus un égal plus que deux » lorsque l’on crée un ensemble performant, il est aussi important de considérer que lorsqu’un système est segmentée ou décomposé, cette valeur ajoutée est perdue.
EXEMPLE : Lorsque nous provoquons une séparation à parts égales, comme lors de certains divorces, chacune des parties prenantes du couple ou de la famille ne peux prétendre se retrouver qu’avec moins de la moitié de la valeur de l’ensemble avant le divorce.
Cet effet de perte de valeur ajoutée est à la base des critiques à l’égard d’approches cartésiennes ou scientifiques qui reposent sur l’étude « in vitro » de phénomènes ou d’entités en les isolant préalablement de leur milieu naturel.  Le fait même de séparer un élément de son environnement élimine automatiquement une partie des potentiels que le scientifique propose justement d’étudier.
Par conséquent, chaque fois que nous effectuons des ruptures en quittant un système structuré ou lorsque nous décidons de les décomposer en externalisant une partie de l'activité d'une entreprise, il faut être prêt à payer le prix de ces séparations.  La valeur ajoutée propre au collectif disparaît et chacun de ses membres ne peut plus prétendre emporter qu’une fraction de sa part de l’ensemble.  C'est en cela qu'une séparation est souvent vécue comme une rupture.  Bien entendu, cela suppose que l'ensemble en question ait été performant avant sa segmentation
Voir aussi Systémique, Participation,

Sens

Il est communément admis que nous avons cinq sens.  Ces sens ne sont toutefois que des canaux d'information qui ne peuvent se révéler qu'à travers la conscience.  Par conséquent, la conscience peut être considérée comme le premier des sens ou le sens le plus important puisqu’il permet et valide tous les autres.
Les cinq autres sens primaires (ou six, selon les avis) déterminent notre capacité de perception de notre environnement immédiat. Il est aussi utile d'envisager cinq ou six autres sens secondaires, qui sont des prolongements des premiers.  Ces sens secondaires nous permettent de percevoir de façon un peu plus large ou un environnement plus distant.  Leur pratique quotidienne peuvent faire partie intégrante du cadre de référence et des compétences du coach.
La vue est un sens primaire. Elle est apparenté à la vision à long terme, la prévision ou la prévoyance, qui permet de percevoir un peu plus loin, au delà de l’horizon de l'instant présent.
L'ouie est de même un sens primaire.  Il est apparenté au sens secondaire qu’est la capacité de discernement, par exemple entre le juste et le faux, le bien et le mal.  Lorsqu’il est bien développé comme chez un musicien, le discernement permet de situer un instrument mal accordé au sein d’un orchestre, d’entendre de l’information utile au milieu d’une cacophonie ou encore de ne pas se perdre au sein d'une confusion ambiante.  L’ouie ou la capacité d’écoute profonde est considérée un sens très utile en coaching.
L'odorat est un sens primaire.  Il est lié au sens secondaire qu’est la capacité de réalisation, comme pour avoir « du flair » ou « un nez » pour les affaires, ou pour savoir concrétiser ou atteindre ses objectifs sans en dévier.  C’est un sens de chasseur qui sait ne pas lâcher son objectif jusqu’à terrasser sa proie.  L’odorat et la capacité de réalisation est véritablement un sens d’entrepreneur.
Le goût est un sens primaire. Il est apparenté au sens secondaire qui est la télépathie.  Celle-ci se développe beaucoup plus souvent entre des personnes intimement liées ou en forte corrélation, comme celles issues d’une même origine ou celles qui partagent les mêmes affinités profondes.
Le toucher est un sens primaire.  Il est prolongé par le sens secondaire qui est la capacité de transmission.  Il s’agit là de savoir affecter ou « toucher » autrui par différentes formes de communication, d’enseignement ou de partage, comme par la parole, par l'écriture, par la peinture, par la musique et par toutes les autres expressions artistiques et poétiques.  Ce sens est aussi particulièrement utile en coaching.
Les sentiments sont aussi un sens primaire.  Ils sont liés à l'intuition, ce sixième sens si difficile à définir.
A la manière des développement récents excessivement médiatisés sur "l'intelligence émotionnelle", il est possible d'immaginer qu'une utilisation adéquate de chacun des sens et de leur prolongements permet une forme d'intelligence particulièrement complexe.  Toujours est-il que le coaching est un métier qui repose sur une exploitation judicieuse tous les sens.

Sens (bis)

La faculté de savoir bien évaluer ou juger.
CITATION: les sens, ou le bon sens, offrent la capacité de « bien juger, sans passion, en présence de problèmes qui ne peuvent être résolus par un raisonnement scientifique » (Petit Robert).
Puisque l'approche scientifique ne peut concerner toutes les dimensions totalement  subjectives de l'activité humaine, autant dire que les sens servent à résoudre tous les problèmes de la vie personnelle et professionnelle.
Voir aussi Perception, Interprétation, Analyse

Sens (ter)

Comme dans « donner du sens ».  Signification ou valeur qui donne une direction à suivre.
CITATION : « Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort » Antoine de Saint Exupéry.
Il est souvent affirmé qu’un leader sait donner du sens aux objectifs qu’il propose aux autres de l’aider à atteindre.  Pour réellement mobiliser un collectif, ce sens est généralement partagé à travers l’expression d’une vision à long terme, par la précision d’une mission collective, et surtout par la mise en œuvre d’un comportement exemplaire.
De la même façon au niveau individuel, de nombreux clients entament une démarche de coaching afin de se donner un sens plus profond à leurs vies personnelles et professionnelles.
Voir aussi Vision

Spirituel

Mot qui peut paraître paradoxal puisqu’il s’applique d’une part à ce qui est humoristique et amusantvoire divertissant, et d’autre part à ce qui est relatif à l'âme et au divin.
Cette proximité intime entre :
le mot d'esprit, la légèreté et la bonne humeur
la profondeur de ce qui touche à l’âme
nous propose peut-être de prendre à la légère tout de qui se présente avec gravité et pour garder un équilibre, d’accorder une importance respectueuse à tous les petits détails de la vie quotidienne, qui pourraient faussement paraître insignifiants.
Par conséquent, dans ses deux sens apparemment paradoxaux, une approche résolument spirituelle mérite d’être au centre de toutes les relations et stratégies de coaching.

Sujet

Un sujet est une personne à part entière, reconnue comme telle par un réel respect de sa perceptions, ses motivations, ses valeurs, sa créativité, ses ambitions, ses pensées, sentiments et émotions, ses accomplissements et projets, etc.
Un coach est réputé traiter ses clients comme des sujets, c’est à dire des personnes responsables et tout à fait capables de comprendre leurs propres problèmes puis de les résoudre, de définir leurs propres ambitions puis de les réaliser.
Ce cadre de référence  est couramment admis dans le monde du coaching, et les outils de ce métier sont conçus pour le mettre en oeuvre.  Cela semble toutefois heurter les convictions de certains esprits chagrins qui perçoivent cette approche de "l’autre" comme impraticable ou idéaliste dans des contextes professionnels ou au sein du monde de l'entreprise.
Voir aussi Objet, Délégation

Supervision

Processus interactif confidentiel, en face à face ou en collectif, dont le but minimum est de permettre à un professionnel de la relation ou de l'accompagnement tel un coach ou un thérapeute de continuer à se former par le biais d'une étude approfondie et suivie de son travail auprès de clients réels.  In fine, la supervision permet au coach d'effectuer un autocontrôle de sa pratique quotidienne en se confrontant avec d'autres praticiens à d'autres options afin de remettre en question son cadre de référence professionnel et personnel.
Dans cette optique, pour ne pas simplement répondre aux « besoins » conscients du coach en supervision mais afin de lui offrir aussi un travail sur ses véritables enjeux, il lui est utile de choisir un processus de supervision dont les modalités mêmes lui permettront de remettre en question voire transformer son cadre de référence de sa pratique quotidienne.
Dans ce sens, il existe une grande variété de modalités ou de processus de supervision qui chacun offrent des possibilités d'exploration de différents cadres de référence du métier de coach : en individuel ou en équipe, en « live » ou en « différé », par téléphone ou en face à face, etc.
Quelques clients individuels et institutionnels demandent à leurs coachs des preuves de leur engagement dans un processus de supervision afin de s'assurer de leur qualité et déontologie dans le métier. Un des dangers que représente la ce processus lorsqu'il est obligatoire, c'est que certains coachs effectuent la démarche que pour fournir cette preuve de qualité.  En conséquence, elles entament une supervision superficielle alors que leurs réelles motivations de recherche professionnelle et de remise en question personnelle s'avèrent relativement limitées.

Symptôme

Source d’inconfort, un symptôme est un indicateur bien souvent superficiel d'une maladie ou d’un mal-être beaucoup plus profond. Dans la mesure où il est perceptible, cet indicateur est souvent confondu avec la maladie elle-même.
EXEMPLES:
Un symptôme agit très simplement à la façon d'un voyant lumineux qui indiquerait par exemple un niveau insuffisant d'huile dans un moteur.  Le problème ne se situe pas au niveau du voyant, qui fonctionne très bien, mais au niveau du moteur qui va bientôt gripper.
Au sein d’une équipe ou une entreprise un symptôme serait un bouc émissaire qui permettrait de révéler le niveau insuffisant de collaboration au sein de l’ensemble.
En entreprise, les rumeurs, le turnover du personnel, le vol, les pertes financières, la casse, la dégradation du matériel, l'absentéisme, les accidents, l'infidélité de la clientèle et le non respect des délais sont tous des symptômes identiques, synonymes de "fuites".
Comme l'indique le dernier exemple d'entreprise ci-dessus, au sein d'un même ensemble, il apparaît souvent que les symptômes se conjuguent au pluriel et indiquent tous une dynamique commune, propre au "problème" plus structurel du système.  Chacun des symptômes pris individuellement peut susciter une panoplie de solutions et plans de redressement aussi ingénieux qu'ils sont inefficaces puisque aucun ne traite la maladie sous-jacente, comparable dans ce cas à une hémorragie généralisée.
Au sein d’un système, le traitement ou l'élimination d'un symptôme en provoque souvent le déplacement.  En médecine, cela équivaut à une thérapie de confort à court terme. Si celle-ci est quelquefois utile, elle ne permet que de faire diversion et d'éviter de traiter le problème de fond.  En entreprise, cela consiste quelquefois à licencier un Kerviel quelconque, fermer une unité de production, restructurer, prescrire une formation obligatoire ou du coaching en urgence.
Si la réelle solution de problèmes de fond réside ailleurs que dans le traitement des symptômes d'un système client, il est toutefois important pour le consultant ou coach de ne pas les disqualifier.   Ils représentent une première façon créative d'exprimer un mal-être plus profond ou encore une véritable motivation de transformation.
Voir aussi Indicateurs, Paradoxes, Bouc Emissaire

Synchronicité

Terme attribué à C.G. Jung. Le concept de synchronicité est presque synonyme de « coïncidence », dans le sens étymologique de ce terme : corrélations entre des incidents.  La notion de synchronicité fait référence à l’apparition simultanée ou synchrone de phénomènes qui véhiculent un sens commun mais qui n’ont aucun lien causal entre eux.
EXEMPLE: Alors que vous pensez rétablir le contact avec une vieille connaissance perdue de vue, sans raison particulière et au cours de la même semaine, un autre ami vous parle de lui, et elle vous écrit.
En général, lorsque le sens plus profond des coïncidences de la vie nous échappent, nous attribuons leur apparition au « hasard ».  Lorsque nous accordons un sens plus profond à ces phénomènes ou lorsqu’ils « nous parlent », il s’agit alors de synchronicité.
Si la démarche de dialogue propre au coaching est fondamentalement non directive, elle vise à accompagner le client individuel ou collectif au sein d’une conversation qui faciliterait l’apparition spontanée ou l’émergence de nouveaux sens.  Les nouveaux sens et les nouvelles solutions qui les accompagnent se présentent souvent sous la forme de conincidences presque par hasard et de façon synchronique.
Voir aussi Coïncidence, Hasard

Systémique

Qui se rapporte à « l'Approche Système », quelquefois appelée le « management de la complexité ».  Corps théorique issu de recherches en cybernétique et qui repose sur l’influence de Gregory Bateson et de l’Ecole de Palo Alto, mouvement de réflexion systémique Californien.
Un système est un ensemble cohérent et organisé ou structuré avec un minimum de forme voire de formalisme.
EXEMPLE : un système vivant telle qu’une personne, une équipe ou une entreprise manifeste :
une frontière externe qui la différencie de son environnement,
au moins une frontière interne qui différencie différents organes, dont surtout l'organe de décision,
un ou plusieurs objectifs statutaires qui définissent sa fonction, ne serait-ce que de survivre et de croître,
une capacité naturelle de croissance et de reproduction, etc.
L'approche système est appelée le « management de la complexité » dans la mesure où elle propose de se centrer sur les interfaces entre les entités en relation au sein de systèmes et entre les systèmes plutôt que sur les entités ou les systèmes eux-mêmes.
EXEMPLE :  Au niveau interplanétaire, l'approche système se concentrerait sur l'étude des relations ou interactions, de l'énergie et de la masse présente dans le vide entre les astres (qui dépasse largement l’énergie et la masse de la matière visible) plutôt que sur les astres eux-mêmes.
Au sein de nos entreprises et organisations, le premier niveau de système collectif humain et éventuellement le plus simple à étudier est celui de l'équipe. Selon l’approche système, afin d'augmenter la performance d’une équipe, il est plus efficace de modifier les interfaces interpersonnelles entre ses membres que d’œuvrer à améliorer la performance de chacun des membres pris individuellement.
Par conséquent au sein d'une équipe, une approche de coaching « systémique » consisterait à faire abstraction du profil intrinsèque de chacun de ses membres (ce qui serait cararctéristique d'une approche "psychologique" plus traditionnelle) pour plutôt aider l'ensemble à augmenter la performance issue de ses interfaces opérationnelles.
Voir aussi Interfaces, Equipes, Paradoxes, Polarités, Circularité, Vide

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