LEXIQUE

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Paresse

Lorsqu’elle est stratégiquement accompagnée par un peu d’ambition, la paresse est une stratégie d’efficacité qui consiste à obtenir des résultats conséquents en un minimum de temps et en déployant un minimum d’énergie.
Voir aussi Délégation, Masochisme, Levier, Positions, Résistance

Participation

Prendre part à, ou faire partie d’un ensemble, afin de prétendre récolter une partie des fruits de l’action menée par ce collectif.  Terme qui couvre à la fois la capacité à donner à un collectif, comme lorsque l’on participe à une réunion, et la capacité à profiter des gains de ce collectif, comme lors de programmes de « participation aux résultats ».
DICTON : L’important c’est de participer » .
Noter qu'une partie d'un ensemble d'où vient le mot participation est le contraire d'un segment qui lui a perdu toute référence à l'ensemble d'origine, par segmentation. Il vaut mieux faire partie de quelque que de s'en segmenter.
Le principe de participation repose sur l’idée que les résultats d’un ensemble sont systémiques, c’est à dire qu’ils dépassent le potentiel de la somme des résultats de chacune des parties constituantes de l’ensemble, prise individuellement.
Voir aussi Système

Passivité

Stratégies d'évitement de résolution de problèmes qui servent à éviter de se poser les bonnes questions ou d’œuvrer dans un sens constructif, quelquefois sans en avoir l’air. Il existe de nombreuses formes de passivités, dont les suivantes inspirées d’une typologie proposée par l'Analyse Transactionnelle.
La passivité la plus évidente et la plus simple est bien entendu de ne rien faire,
Nous pouvons quelquefois de tenter de fuir un problème, qui a souvent la fâcheuse tendance à nous retrouver.
Il est aussi possible de nier l'existence du problème, de solutions ou de sa propre compétence à faire quelque chose pour le résoudre : « nous n’avons pas les moyens nécessaires » .
Il est possible de faire autre chose, pour parâitre beaucoup trop occupé.
Il est possible de procéder par revendications paradoxales afin de rendre les autres responsables de sa difficulté à passer à l’acte: par exemple "il faut d'abord nous motiver".
Il est possible de faire diversion en manifestant des émotions excessives ou inappropriées telle la joie, la tristesse, la colère, la peur,
Il est possible de mettre en oeuvre un Jeu de manipulation afin de rendre les autres responsables, de se poser en Victime, de Persécuter, de chercher un Sauveteur, etc.,
Il est possible de s’adapter au problème pour qu'il réapparaisse de façon régulière,
etc. la liste est longue, ce qui révèle notre capacité créative à éviter de résoudre nos problèmes
Lorsqu'un problème est réellement résolu, il disparaît pour toujours, et cela laisse quelquefois le sujet au dépourvu, face à lui-même et son avenir. Par conséquent, les problèmes peuvent être utiles dans la mesure ou ils nous occupent (ou mieux, nous "préoccupent") à la manière d'un CDI, sous forme d'un emploi à vie.
Le rôle du coach consiste quelquefois à accompagner son client individuel ou collectif dans l'élaboration du projet qui lui permettra de centrer son énergie sur ce qu'il souhaite vraiment construire.  Dès lors, il est possible qu’un certain nombre de problèmes perdent leur utilité, et disparaissent d’eux mêmes.
EXEMPLES :
« Si vous n'aviez pas ce problème, que souhaiteriez-vous réellement faire?».
« A supposer que ce problème soit résolu, comment voyez-vous votre environnement idéal? »
Voir aussi Problème, Paradoxes

Perception

Pour le fisc en ce qui concerne les impôts, synonyme de « recouvrir », ou « reprendre » ce qui leur appartient.  C'est pareil pour nos perceptions en communication: la perception est un concept fondamental qui permet d’expliquer presque tous les phénomènes de mauvaise communication interpersonnels et interculturels.
Ferception est une fonction par laquelle « l'esprit se représente les objets », selon le Petit Robert, « une perception est une interprétation de la réalité fondée sur le passé » selon Watzlawic. Ces deux définitions nous proposent un cadre de référence qui rend notre « réalité » extérieure et intérieure toute relative.
Une perception est donc fondamentalement personnelle : la réalité perçue est filtrée par les sens de celui qui perçoit avant d'être entièrement construite par son cerveau en se reposant souvent sur une bonne dose d'influence culturelle.  Le passé constitué d’une foule d'expériences personnelles et collectives influence en effet chacune de nos perceptions.
CITATION : « C'est une maladie naturelle à l'homme de croire qu'il possède la vérité ». (Pascal)
Une perception est donc une sorte de « projection » personnelle, auto confirmée par nos sens. Ce phénomène consiste à « reprendre » ce qui nous appartient, d'où la cohérence avec le concept de « recouvrement » des impôts.
Lorsqu'une personne ou un collectif est dans l'illusion qu'elle perçoit la « réalité » en lieu et place de la confirmation d'une projection de son propre cadre de référence, elle ne peut souvent que disqualifier les perceptions différentes ou contradictoires proposées par autrui ou par l'environnement.
Chacun ayant fondamentalement droit à sa propre réalité, ce phénomène permet la différenciation et l'individuation. Lorsque, comme avec le fisc, une personne veut « imposer » à autrui sa propre perception ou son cadre de référence personnel, alors commencent nos difficultés de dialoguer et débutent de nombreux conflits et jeux de pouvoirs.
CITATION : Je ne perçoit pas le monde tel qu’il est, je le perçoit tel que je suis.
Voir aussi Projection, Illusion

Plan d'Action

Schéma, processus ou procédure de mise en œuvre d’une décision.  Un bon plan d’action est précis par la qualité pratique des actions proposées, par la précision des délais, la définition des mesures de succès et des instruments de mesure, etc.  Tel un décret d’application d’une loi, le plan d’action rend une décision tangible.  Par conséquent, une décision sans plan d’action peut souvent être perçue comme un vœux pieu.
Le coaching est aussi une approche qui se veut concrète par sa préoccupation et ses outils centrés sur la mise en œuvre des décisions des clients.  Par conséquent, le coaching n’est pas centré sur la seule prise de conscience du client. Au delà de ses décisions, le coaching se penche aussi sur l'accompagnement des actions du cleint.
ATTENTION : Il faut cependant se méfier de ne pas réduire le coaching à un travail de production de plans d’actions ni penser que c’est que le plan d’action qui valide la qualité d’une séquence de coaching.
En effet, ce qui caractérise une séquence réussie de coaching c’est que l’action envisagée par un client repose sur une toute nouvelle perspective, potentiellement bien plus performante, précédemment provoquée par des questions et reformulations puissantes, elles mêmes provoquées par une relation stimulante.
Voir aussi Résultats

Polarité

Phénomène de relation et de communication (verbale et d'énergie) répétitif (donc prévisible) qui se manifeste entre deux ou plusieurs personnes ou systèmes.  De ce processus d'échange en monologue (seul face à autrui ou un groupe), en argumentation (en face à face) ou en triangle (en face à face, lui même en présence d’une tierce personne, d’un objet ou d'un groupe) résulte un manque de circularité ou de fluidité multipolare.
En physique, il est connu que toute énergie déployé dans un sens suscite presque automatiquement une énergie équivalente et contraire qui annule la première.  Ce phénomène en électricité s’appelle la résistance et en entreprise la résistance au changement, surtout lorsque celui-ci est imposé par la hiérarchie dans le cadre d'une polarité verticale.
L’équivalent d'une polarité en communication se manifeste lors d’une discussion : toute intention déployée par un interlocuteur dans un sens précis suscite immédiatement le la part de l’environnement une intention contraire qui a pour objet d’annuler la première.  Cette polarité est bien illustrée par le Jeu de Oui, Mais.
C’est pour cela sans aucun doute que le coach ne cherche pas à influencer son client, et ne manifeste aucune intention quant à la forme ou les moyens que peuvent prendre son parcours.
En situation de coaching individuel ou collectif tel un coaching d'équipe, le rôle du coach est souvent aussi d'intervenir sur les processus de polarité propres aux système du client collectif. Cela consiste à mettre en oeuvre des techniques qui dévient les « polarités » interpersonnelles ou collectives afin d'augmenter progressivement le niveau de circularité de la communication ou de l’énergie au sein du système.
Voir aussi Aspiration, Judo, Circularité, Vide

Position

Selon l'approche système et dans le cadre d'une relation, il existe deux types de positions (et non 36 !): La position haute et la position basse.
Position haute:
Position de direction affirmative, assertive ou dominante par son attitude et caractérisée par la communication verbale ou digitale. Elle consiste à être et agir de façon réactive et centrale, en symétrie avec l'interlocuteur (en escalade relationnelle sur le même terrain, par exemple en argumentant pour avoir raison) et en suivant une logique linéaire. Paradoxalement, et malgré les apparences, la position haute est considérée en approche système la plus faible dans la mesure où le sujet se met à découvert et provoque de la résistance.
Position basse:
Position de délégation (vers le haut ou vers le bas) plus habile sinon fluide et caractérisée par la communication non verbale, ou analogique. Elle consiste à être et à agir à la périphérie plutôt qu'au centre, de façon plus active ou proactive (non réactive) et en complémentarité avec l'interlocuteur en se positionnant sur un autre registre ou terrain, en suivant une logique non linéaire. La position basse est considérée comme plus habile ou stratégique, dans la mesure où elle « dirige » l'interlocuteur en l'obligeant à réagir à une créativité relationnelle incessante.
Si la posture du coach est plus confortable en position haute en ce qui concerne la maîtrise du contexte par exemple en étant garant de l'élaboration et du respect du contrat, il lui sera utile de savoir manier de façon stratégique la position basse tout au long de sa relation avec le client individuel ou collectif.
Voir aussi Judo, Vide

Pouvoir

Capacité d'action, comme pour le concept de « puissance » ou d’empêcher l’action comme le pouvoir de nuisance si cher à nos politiciens. Le concept de pouvoir concerne surtout la capacité de faire et de « faire faire » par les autres, comme au sein d'une relation hiérarchique, alors que la puissance peut être perçue comme une force plus tranquille de capacité à se mouvoir sans dépendre d’autrui ni craindre leur capacité à restreindre ou nuire.
Le concept de pouvoir est par conséquent souvent perçu de façon négative: "abus de pouvoir" (sur les autres) en opposition au concept de "puissance", qui définit une force intrinsèque et plus personnelle.
Il existe en entreprise et ailleurs différentes formes de pouvoir comme le pouvoir légal, juridique ou contractuel, le pouvoir de compétence ou d’expertise, le pouvoir d’influence ou relationnel, et le pouvoir de l’action comme lorsque l’on met les autres devant un fait accompli.
Les compétences d'un coach sont réputées au service du développement de la puissance d'un client plutôt que de son pouvoir. Cela dit, une démarche de coaching accompagne le client dans le développement de sa compétence, de ses relations et de sa capacité d’action durable.
Voir aussi Puissance

Préjugé

En communication, un préjugé est une opinion que l'on se forme au sujet d'un ensemble inconnu ou d'un évènement futur. Comme nos perceptions qui ne sont que des préjugés en temps réel, nos préjugés reposent sur notre cadre de référence, sur notre passé, sur la culture ambiante, sur notre éducation, etc.
Voir aussi Projection, Perception

Problème

Mot galvaudé qui sert à évoquer le contraire de la direction que pourrait prendre un travail de coaching.  Si ce qui pousse un client (ou son environnement) à faire appel à (ou à prescrire) un coaching est bien souvent un inconfort ou un problème dans le présent, le coaching est surtout une démarche centrée sur une aspiration vers des solutions pour changer d’avenir.
EXEMPLES :
Si un client veut perdre du poids, le coaching peut plutôt l’aider à gagner en légèreté.
Si un autre client veut mieux jongler avec ses contraintes, le coaching peut l’aider à s'en libérer.
Si une équipe souhaite devenir plus efficace, le coaching peut lui permettre de doubler sa performance.
Si un client part du principe qu’il faut bien comprendre son problème pour en trouver la solution, la découverte d’une solution totalement originale permet aussi de comprendre autrement ce qui paraissait être un problème.
Par conséquent, si le client souhaite souvent longuement expliquer ou définir son problème, le véritable travail de coaching ne peut véritablement démarrer que lorsque le client commence :
d’abord à radicalement changer de perspective pour percevoir des opportunités là où n'apparaissaient que des limites.
puis à se centrer sur la recherche et mise en oeuvre de nouvelles solutions.
Voir aussi Aspiration, Indicateurs

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