LEXIQUE

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Confusion

Etat chaotique ou de circularité négative qui caractérise les interfaces au sein d'une personne ou d’un système très fluide (voire gazeux) ou peu structuré. La confusion ou le chaos est un excellent indicateur de potentiel de créativité, de changement, de développement, de remise en question voire de transformation. Par conséquent, la confusion est l'état naturel des entrepreneurs et autres créateurs ou artistes tels qui sont perçus par des managers, des juristes ou des financiers.
• ATTENTION: lorsqu'une personne exprime sa confusion en soulignant qu'elle n'arrive plus à suivre les débats au sein d'un groupe ou d'une équipe, elle ne fait souvent que ressentir et manifester la confusion propre au système.
Par conséquent et paradoxalement, une personne qui exprimerait sa confusion au sein d’un système en est probablement le membre le moins confus. Bien entendu, cela n’empêchera nullement les autres membres de se lancer dans de multiples explications contradictoires voire encore plus confuses afin de tenter de la faire replonger au sein du chaos ambiant.
Un état de confusion perçue par autrui n'est quelquefois que la réaction à la manifestation d'un mode opératoire créatif et polychronique plutôt que linaire et organisé.
Au niveau systémique, la confusion est souvent un indicateur d'un excès d'énergie, de perméabilité, de réceptivité, et de créativité (penser à certaines « start-ups » ou à certains artistes créatifs) dont les enjeux consistent souvent à mettre en place un minimum (point trop n'en faut) de structure à la fois formelle et relativement durable.

Consensus

Comme en « recherche de consensus »: concept relativement flou ou réputé « mou » de partage d'informations et/ou de prise de décision, ce qui n'est vraiment pas la même chose.
ATTENTION : Il n’y a rarement de consensus sur la définition de ce concept au sein des environnements où il est couramment usité.
La recherche de consensus est un processus souvent revendiqué au sein de systèmes relationnels ou « claniques » dont le fonctionnement repose sur des luttes intestines d'influence entre clans représentés par des « barons ». Dans ces contextes, le processus de « recherche de consensus » est souvent manipulateur. Il est appliqué dans des environnements où les règles du jeu sont soit peu élucidées soit jamais appliquées, au profit de décisions « raisonnables » ou conservatrices qui changent peu de choses et préservent le statu quo.
Par conséquent, au sein de ces systèmes très relationnels, la « recherche de consensus » est un processus informel et souvent inefficace qui se veut paritaire et qui, au nom d'une approche communautaire, semble surtout servir les mêmes groupes d'intérêts conservateurs et/ou privilégiés.
Lorsqu'il s'agit de prendre des décisions dérangeantes, par exemple centrées sur l'augmentation de la performance, au sein de systèmes collectifs, il est souvent utile pour un coach d'aider à différencier le processus de consultation, utile sinon indispensable, du processus de décision statutaire prévu dans les statuts juridiques et écrits lors de la création du système.
Au sein de systèmes en réseau relativement mûrs et statutairement non hiérarchiques, la recherche de consensus peut être un processus de dialogue qui sert à créer un « esprit » ou cadre de référence collectif et puissamment fédérateur.
Voir aussi dialogue

Conspiration

Etymologiquement, une conspiration est une « aspiration collective ». Une conspiration est donc à une équipe ou à une entreprise ce qu'une ambition ou une aspiration est à un individu.  Par conséquent, une conspiration est souvent assimilable à un projet collectif original et mobilisateur.
ATTENTION : Les esprits chagrins considèrent souvent qu'une conspiration est une sorte de dynamique de rébellion collective dans la mesure où ses effets échappent à leur contrôle et dans la mesure où elle oeuvre hors des sentiers battus, à côté de l'ordre établi.
En tant qu'aspiration collective ou projet novateur, une conspiration conçue et mise en oeuvre par un grand nombre de personnes au sein d’une organisation peut en améliorer la performance de façon conséquente, voire permettre de déplacer des montagnes.
Par conséquent, il est souvent recommandé à des coachs de valider voire de soutenir toute manifestation de conspiration au sein de sesentreprises clientes.  La co-création et l’accompagnement d’une aspiration collective ou d’une conspiration centrée sur des résultats au sein d’un ensemble professionnel pourrait d’ailleurs être une excellente définition du coaching d’équipe.
Voir aussi Projet, Vide

Constellation

Comme pour une constellation familiale, un terme qui en approche système désigne un ensemble ou un tout cohérent et solidaire comme une équipe, un réseau, une entreprise.
Il est utile pour un coach de percevoir des familles, des équipes et des organisations comme des constellations où l’équilibre et les interfaces entre les membres constitutifs du système sont plus significatifs pour l’ensemble que chacun d’entre eux pris individuellement.
Par conséquent, le terme de constellation est une métaphore qui peut servir a souligner qu’au sein de systèmes performants, si chacun peut se prendre pour une étoile, c’est l’ensemble collectif qui est bien plus porteur de sens.
Voir aussi Système

Contrat

Pierre angulaire de l'approche du monde professionnel et donc du coaching.  Un contrat sert à préciser, si possible préalablement et par écrit, les objectifs et les ressources nécessaires qui seront mis en oeuvre pour les atteindre au sein d'une relation de partenariat qui se veut productive.  Il est souvent considéré qu'un bon contrat (pérenne) permet aux parties prenantes de percevoir qu'elles partagent de façon équitable leurs gains ou leurs pertes au sein d'une action ou d’une entreprise commune.
Un contrat bien ficelé précise donc des objectifs, des responsabilités et des moyens et s'inscrit dans des délais. Souvent, il prévoit aussi sa propre fin, ou encore comprend des conditions de séparation tel des « parachutes » en cas de non respect ou de rupture prématurée par une ou l'autre des parties prenantes.
ATTENTION : Un dérapage courant de l'approche contractuelle consiste à utiliser la lettre d'un contrat pour tenter d'obliger un partenaire à poursuivre dans la mise en oeuvre d'une clause dont il ne souhaite plus respecter l'esprit ou qu'il perçoit comme désavantageuse.
Un contrat ne peut être valable que si les parties prenantes souhaitent continuer à en respecter l'esprit. Faute de quoi il risque de se transformer en tremplin pour amorcer un « Jeu » de manipulation qui s'apparente souvent à Maintenant Je Te Tiens Salaud et Coincé. (Se référer aux Jeux de manipulation issus de la théorie d'Analyse Transactionnelle).
ATTENTION (piège complémentaire): De nombreuses personnes manifestent à terme des difficultés à respecter certaines clauses de contrats qu'elles avaient pourtant signées. Elles se posent alors en Victimes des circonstances, « coincées » au sein d’un engagement formel dont elles ont perçu les avantages mais pas envisagé les contraintes.
Il est utile de souligner que le processus d'établissement d'un contrat n'est que le pendant positif de la mise en oeuvre de ces Jeux de manipulation, mais dans une relation de gagnant – gagnant.
ATTENTION (ter) Beaucoup de coachs insistent quelquefois lourdement sur le fait qu’il faut établir des contrats très précis avant d’entamer une séquence de coaching.  Dans de nombreux cas, cette démarche consiste à prendre beaucoup de temps pour tenter de définir avec précision et un peu trop tôt le détail de la trajectoire d’un client alors même que le parcours d’un coaching est sensé être une approche émergente.
Par conséquent, le coach professionnel peut aussi faire attention de ne pas se servir de la notion de contrat pour se protéger, pour se rassurer, contrôler la situation, etc. jusqu’à évacuer la dimension fondamentalement confiante, créative et spontanée propre à la démarche de coaching.
A étudier aussi le concept de contrat triangulaire, fort courant lors de coachings prescrits, lorsque les bénéficiaires de l’accompagnement ne sont pas à l’origine de la relation ou encore ne sont pas ceux qui payent la prestation.
Notez qu’il existe de multiples types de contrats formels en coaching, à ne pas confondre avec la souplesse propre aux différents niveaux d’accords avec le client tels l’accord de séance, l’accord de séquence, l’accord de « home-work » ou de travail délégué les accords d’interruptions, de questions, de confrontations ou de partages de perception, etc.
Voir aussi Accord

Conversation

Issu de conversatio en Latin pour « rapport », « fréquentation » ou « genre de vie » (Petit Robert).  Le mot est couramment usité pour évoquer le type de relation très particulière de partage et de confiance parfois intimiste que le coach souhaite d’instaurer avec ses clients.
La capacité à créer cette qualité de relation considérée comme indispensable pour obtenir des résultats hors du commun est indéniablement une des compétences clés du métier de coach.
Voir aussi Dialogue

Crises

En Chinois paraît-il, le mot pour « crise » veut à la fois dire « danger » et « opportunité ». Chez nous, le mot vient du grec « krisis » qui veut dire « décision ». Ces associations liées au mot « crise » font référence aux périodes de transition, de créativité, d'opportunités, de croissance ou de changement de cadre de référence qui poussent presque naturellement à prendre des décisions.
Peut-être, aussi, une crise est au contraire provoquée par l'incapacité à prendre des décisions.
Peut être encore, une crise est la résultante d’une décision salutaire qui a pour effet un changement radical de cadre de référence.
Par conséquent, les crises sont habituellement perçues sous l'angle de la résistance au changement, comme des phénomènes négatifs, à éviter ou à solutionner au plus vite afin retrouver une stabilité rassurante et quelquefois illusoire parce que passagère.
Il n’en demeure pas moins que les périodes de transition ou de crise sont celles qui poussent une majorité de clients individuels ou collectifs à chercher l’accompagnement d’un coach. Si la motivation des clients est quelquefois déterminée par l’envie de retrouver une stabilité passée et perdue, le coach est plutôt centré sur le développement de leur potentiel dans l’avenir.

Croyances

Préjugés. Structures mentales que nous prenons pour la réalité et qui, par conséquent, influencent voire structurent non seulement notre vision du monde mais aussi nos actions et réalisations. Par définition, puisque nous agissons en fonction de nos croyances positives ou négatives et puisque nous percevons les résultats de nos actions à travers le filtre de ces mêmes croyances, celles-ci sont considérées « auto confirmantes ».
De fait, physiologiquement, ce que chacun « voit » ou perçoit est une construction mentale, entièrement conçue par le cerveau à partir d'un choix d'impulsions issus de ses sens. Chacun ne peut donc percevoir qu'une reconstruction, une traduction ou encore une interprétation très personnelle de son environnement.
Par conséquent, notre « réalité quotidienne » consiste à cheminer chacun dans l'univers de ses croyances « auto confirmantes », qui si elles sont structurantes, sont plus ou moins limitantes ou permissives et en tout cas pas plus valides les unes que les autres.
Le travail d'un coach repose souvent sur un dialogue ou un jeu transactionnel dont le but est la remise en question des croyances « auto confirmantes » (surtout celles qui sont limitantes) du client individuel ou collectif afin de l'aider à en construire d'autres, potentiellement plus performantes.
• ATTENTION : Paradoxalement soulignons qu’au niveau linguistique, lorsqu'une personne dit « je crois que... » elle n'exprime souvent qu'une pensée qu'elle est relativement prête à modifier, alors que si elle dit « je pense que... », elle exprime ce en quoi elle croit (une croyance plus fondamentale) qu'elle ne voudra pas facilement remettre en question.

Culture

Une culture est à un ensemble collectif ce qu’une personnalité est à un individu. Un ethnologue peut donc classer des ensembles tels des équipes, des entreprises, des provinces et des pays selon leur type de croyances, d’attitudes et de comportements collectifs de la même façon qu'un psychologue peut déterminer le profil de personnalité d'un individu en fonction de ses attitudes, ses émotions, ses croyances et ses comportements personnels.
ATTENTION : Comme pour son propre type de personnalité, il est souvent difficile pour une personne issue d'un ensemble culturel de définir avec précision sa propre culture. En effet, il est souvent malaisé de comprendre ce qui nous comprend (être à la fois juge et partie prenante).
Par conséquent, ne pas confondre la culture « active » d’un système, qui définit la façon dont un ensemble collectif est perçu par son environnement avec le concept de « culture verbale » du même ensemble qui repose sur l’auto-définition de son profil.  Plus proche d'une opération de marketing d’un collectif, la « culture verbale » consiste à affirmer avec conviction un certain nombre de critères identitaires afin de s’auto-définir par rapport à l’environnement, souvent de façon valorisante.
EXEMPLES : « Nos ancêtres les Gaulois » ou « les Français n'ont pas de pétrole, mais ils ont des idées ».
Comme lorsqu’il s’agit de définir de façon pratique la façon dont une personne est perçue, il vaut mieux demander à l'environnement externe de participer à la définition de la culture d'un ensemble particulier, ce qui équivaudrait à la mise en oeuvre d'un « 360° culturel ».
EXEMPLE : Si les Anglais, les Belges, les Allemands, les Suisses, les Italiens et les Espagnols définissaient les croyances, les attitudes et les comportements des Français, quels seraient les points communs dans leurs descriptions? Nous pourrions avoir quelques surprises en constatant l’écart entre ces perceptions et celle que nous avons de nous-mêmes.
Le rôle d’un coach d’équipe ou d’organisation consiste souvent à aider un client collectif à confronter les écarts et incohérences entre sa culture « verbale » et sa véritable culture active.  Cette comparaison permet ensuite de mettre en œuvre un plan d’action dont l’objectif est d’augmenter sa congruence.  Ce travail  aboutit souvent à un une nette amélioration de l’image interne et externe du système concerné.

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